C’est quoi, concrètement, l’entraînement cérébral
L’entraînement cérébral, c’est tout simplement une manière d’aller entraîner ton cerveau pour faire en sorte qu’il fonctionne à son meilleur et que tu retrouves une énergie et une clarté mentale qui soit efficiente. C’est hyper important de pouvoir aller rouvrir des schémas neuronaux qui sont plus aidants, plus efficients dans ton fonctionnement quotidien. Parce qu’aujourd’hui, on peut remarquer que des symptômes très concrets : l’irritabilité, la fatigue, les problèmes de sommeil, le brouillard mental, ce sont tout simplement des soucis de schéma de fonctionnement qui créent une surcharge au niveau du cerveau, et qu’on a besoin de l’entraîner pour s’en libérer.
Bien comprendre ces schémas de manière chirurgicale permet d’avoir une action dessus, de rouvrir des chemins neuronaux qu’on choisit consciemment. C’est exactement ce que j’accompagne mes clients à faire, et ça permet d’avoir une connaissance de soi approfondie, avec des outils qu’on apprend à utiliser ensemble pendant l’accompagnement, pour qu’ensuite tu deviennes autonome sur ton propre fonctionnement et que tu saches comment retrouver une bonne énergie, une bonne clarté mentale, de manière durable.
Le moment où tout bascule
Une question revient souvent quand j’explique mon métier à quelqu’un qui découvre l’entraînement cérébral, en after-work notamment, où ça a fait tilt chez la personne en face de moi : pourquoi, du jour au lendemain, quelqu’un décide que ce n’est plus ok ? C’est un moment difficile à cerner de l’extérieur, alors laisse-moi te raconter l’histoire d’une dirigeante qui est passée par là.
Depuis de nombreux mois, elle sentait une fatigue installée, un sommeil dégradé, plusieurs symptômes présents en continu. Mais le vrai déclic n’a pas été la fatigue elle-même. C’est arrivé un jour, en réunion, pendant qu’un salarié lui exposait une problématique. Elle s’est rendu compte qu’elle n’avait plus du tout la même rapidité d’esprit qu’avant, qu’elle se sentait embuée dans les explications, incapable d’être aussi réactive, et elle ne se reconnaissait plus du tout. Ce jour-là, elle s’est dit que c’était fini. Si en plus sa capacité à trouver des solutions pour ses équipes commençait à en pâtir, ça ne le faisait plus.
Comment se déroule un accompagnement
Une approche précise, mais des outils simples
Je vais être cash, expliquer précisément comment se déroule une séance n’est pas toujours facile pour moi, parce qu’une grande partie de ce que je fais repose sur une capacité naturelle et intuitive à détecter très vite les schémas qui ne fonctionnent pas. Ce n’est pas quelque chose de théâtral ou de compliqué, au contraire, ce sont des choses extrêmement simples qui me permettent de vraiment prendre du recul et de décortiquer plein de choses. Sur les premières séances, je pose énormément de questions, on rebalaye plein de choses dans l’identité et la manière d’être de la personne, jusqu’à ce que les premiers schémas ressortent, souvent beaucoup plus vite que ce que le client lui-même perçoit chez lui.
Avec la dirigeante dont je te parlais, on a remis de l’ordre dans ses pensées, on a apporté de la régulation à son système nerveux, parce qu’en fait son cerveau était en surcharge et n’arrivait plus à trier tout ce qu’il y avait dedans. On a remis en place des moments en ressources dans son quotidien, très concrets et personnalisés. Et dès les deux ou trois premières séances, sa clarté mentale était de retour, et avec elle, la rapidité d’esprit qu’elle pensait avoir perdue pour de bon.
Pourquoi ça prend du temps
Ce premier changement, mes clients le ressentent dès les premières séances, et c’est souvent un vrai game changer pour eux : ils apprécient tellement le confort que ça leur apporte qu’ils ont peur de retourner en arrière. Mais le cerveau, il a des habitudes très fortes, ancrées parfois depuis des années, et pour repartir sur de nouvelles habitudes, il faut vraiment qu’on pousse le trait, qu’on reprogramme le cerveau, qu’on rouvre les chemins neuronaux. Et ça, ça prend du temps, ça ne se fait pas comme ça. C’est pour ça que je construis mes accompagnements sur trois mois. Et sache que dès qu’on est sous pression ou qu’il y a un coup de stress, le cerveau réenclenche les automatismes d’avant. Il faut alors savoir remettre en place tout de suite le nouveau schéma neuronal, grâce aux actions personnalisées qu’on a trouvées ensemble, jusqu’à ce que ce soit vraiment ancré.
Pourquoi les dirigeants attendent trop longtemps
Il y a une chose que je remarque chez presque tous mes clients dirigeants, c’est qu’ils viennent me voir tard. J’ai eu deux dirigeants qui me connaissaient depuis un an et demi avant de franchir le pas, en attendant soi-disant le bon moment. En réalité, ils attendent vraiment la dernière limite, la grosse surcharge, le symptôme de trop qui fait que ce n’est plus ok. L’un d’eux m’a même raconté être tombé sur un article qui décrivait tous les symptômes du burn-out et s’être complètement reconnu dedans, tout en étant persuadé de ne pas être concerné lui-même. C’est très courant chez les dirigeants : ce sont des têtes fortes, habituées à la performance et au challenge, qui ne s’écoutent pas beaucoup et qui ont une capacité d’encaissement très élevée. Donc forcément, quand ils viennent, ils viennent tard.
Plus on attend, plus le temps de récupération est long. Si on part sur trois mois d’accompagnement en moyenne, ça peut prendre plus de temps si la personne a attendu beaucoup plus longtemps avant de s’occuper d’elle. Donc voilà ma position là-dessus, sans détour : agis au plus vite, ce sera beaucoup plus rapide, et tu t’épargneras des mois, voire des années, de fonctionnement dégradé.
L’idée reçue qui doit tomber
Presque tous mes clients me disent la même chose à la fin de leur accompagnement : « mais punaise, tout le monde devrait faire ça. » Et en fait, ils ont raison, on en a tous besoin. Mais l’humain, il attend tout le temps d’être confronté à la douleur. Tant que ce n’est pas assez douloureux pour lui, il ne va pas bouger, il ne va pas se déplacer. Et c’est ça qui m’agace un peu chez les dirigeants, cette idée qu’il faudrait attendre la catastrophe, ou que se faire accompagner serait une forme de faiblesse. Alors qu’au contraire, l’entraînement cérébral a ce côté performance et pragmatique qui devrait justement leur parler : des actions claires, précises, personnalisées.
Et je vais être franche, moi aussi je suis concernée par ça. J’ai attendu, moi la première, et j’ai perdu énormément d’années avant de découvrir tous ces outils. Le jour où je les ai découverts, je me suis dit que si j’avais su ça plus tôt, j’aurais été tellement plus vite, ça aurait été tellement incroyable. C’est une méconnaissance, en fait : les gens ne savent pas que ce type d’accompagnement existe, moi-même je ne le savais pas. Et il y a aussi cette croyance qu’on veut être des forts parfaits, qu’on n’a besoin de l’aide de personne, qu’on se débrouille tout seul. Et ça, c’est tellement n’importe quoi.
À propos de l’autrice
Karen est spécialiste en entraînement cérébral, formée aux neurosciences appliquées à Paris. Depuis quatre ans, elle accompagne des dirigeants et entrepreneurs sous haute responsabilité à réguler leur système nerveux et entraîner leur cerveau, pour retrouver clarté mentale et énergie sans s’épuiser, à travers sa méthode Neuro Dynamique.
Questions fréquentes
Non. La méditation et la sophrologie travaillent surtout la détente et la présence à l’instant. L’entraînement cérébral vise à identifier précisément les schémas de fonctionnement à l’origine des symptômes, comme le brouillard mental ou la fatigue, pour ensuite rouvrir consciemment de nouveaux chemins neuronaux plus efficients.
Les premiers effets sur la clarté mentale et l’énergie se ressentent généralement dès les deux ou trois premières séances. Un ancrage durable dans le quotidien demande davantage de temps, en moyenne trois mois, car le cerveau a besoin de répétition pour remplacer des habitudes profondément installées.
Absolument pas, et c’est justement l’idée reçue la plus tenace sur le sujet. La plupart des personnes attendent la dernière limite avant de se faire accompagner, alors que l’entraînement cérébral peut intervenir dès les premiers signaux, sans attendre que la situation devienne critique.
L’entraînement cérébral repose sur une compréhension précise des schémas neuronaux de la personne, avec des outils personnalisés à cent pour cent, construits pour rendre le client autonome sur son propre fonctionnement dans la durée.
Parce qu’ils ont souvent une capacité d’encaissement très élevée et une habitude de performer sans s’écouter. Beaucoup ne réalisent l’ampleur du problème que lorsqu’un symptôme touche directement leur efficacité professionnelle, par exemple leur rapidité de réflexion en réunion.
La fatigue qui ne passe pas malgré le repos, les troubles du sommeil récurrents, l’irritabilité inhabituelle et surtout le brouillard mental, cette impression de ne plus penser aussi vite ou aussi clairement qu’avant, sont les signaux les plus fréquents. Il n’est pas nécessaire d’attendre qu’ils s’aggravent pour agir.

